LEON BOLLEE Double berline 1911

 Leon Bolleevrai

HISTORIQUE

Second fils du grand pionnier de l'automobile Amédée Bollée, Léon Bollée est un inventeur précoce. Dés 14 ans, il se fait connaître par la construction d'une sorte de pédalo. A 19 ans, il invente et fabrique une calculatrice mécanique révolutionnaire. En 1896, à l'age de 26 ans, il commercialise un véhicule à trois roues, dont le moteur horizontal a été conçu par son frère Amédée et qui, fait nouveau, est équipé de roues à pneumatiques. Il la baptise d'un mot de son invention : «Voiturette». Fort de ce premier succès, il crée son entreprise au Mans qu'il baptise de son nom. En 1903, il produit sa première grosse voiture. Réputée pour sa qualité, la marque connaît rapidement le succès. En 1911, elle produit 600 véhicules. Après sa mort en 1913, sa veuve continue la production d'automobiles et d'armement. La marque est finalement rachetée en 1922 par la firme anglaise Morris, pour devenir Morris-Léon Bollée. La production commence en 1925 avec des véhicules équipés de moteurs Hotchkiss, mais le succès n'est pas au rendez-vous et la production s'arrête en 1928. L'usine ferme définitivement en 1931. La Léon Bollée présentée ici, est de type G série 1 à empattement long. Le moteur à 4 cylindres de 2380 cm3 permet aux 1400 kgs de cette double berline de luxe de rouler à 60 km/h.

 

LES MINIATURES RAMI BY J.M.K

Bizarrement, cette Léon Bollée qui porte la référence 28 sort de fabrication en décembre 1966, soit cinq mois après la référence 29 (Spa 1912) et un mois après l' Amédée Bolée, reference 30..... Composée de 21 pièces, elle fait partie des modèles moins courants. Son intérieur assez simpliste est dépourvu de volant, les sièges sont bien dessinés mais malheureusement n'ont pas été réhaussés d'une autre couleur. Le toit se révèle être un élément assez fragile, souvent marqué par le temps et la maladie du zamak. Les marchepieds sont peints en argent, et deux bandes de décalcomanies complètent la finition de la carrosserie rouge, tout comme l’inscription minuscule Léon Bollée sur l'avant du radiateur. Il n'existe que deux variantes, le modèle courant avec ses grosses roues marron clair et le modèle de fin de fabrication équipé de roues Ziss beiges ou rouges équipé de lanternes de Gauthier Werlhé.

leon bolle

Le "maître modèle" ou "master" : prototype en bois (quatre fois plus grand que la miniature) qui a servi à la conception du moule de cette Léon Bollée.

 Léon decalco

Les décalcomanies servant à décorer la carrosserie. les deux côtés ne sont pas réversibles.

 

Variante 1

Leon bollee1  Leon bollee radiateur  Léon lanternes

Cette grosse berline n'a pas connu de variation de teinte, le rouge et le bleu sont restés assez fidèles pendant toute la production. Les lanternes et les phares sont spécifiques à la Léon Bollée. Le petit décalcomanie "Léon Bollée" sûrement difficile à poser par les monteurs sur le devant du radiateur est parfois absent. Les grosses roues marron clair sont apparues pour la première fois sur cette miniature.

 

Variante 2

Leon bollee2a  Leon bollee2

Cette deuxième variante de fin de fabrication reçoit des roues Ziss beiges et un peu plus rarement des roues Ziss rouges. Comme on peut le voir sur la photos suivante, elles sont équipées avec des lanternes de Gauthier Werhlé.

 Léon lanternes1   Leon bollee1a

On peut également rencontrer cette variante avec des roues marron marbré (celles de l'Audibert) et des lanternes de Gauthier Werhlé.

 

La Léon Bollée, une miniature souvent malade.....

Léon zamak1  Léon zamak2

Ce genre de petites cloques sur la carrosserie sont les prémices de la maladie du Zamak. Le métal devient très cassant au moindre choc. 

Léon zamak3 

Les toits de la Léon Bollée sont très fragiles. On y trouve souvent des petites cloques et un dedoublement du métal.

 

LA CONCURRENCE

Aucun autre fabricant de miniatures n'a reproduit ce véhicule.

"J" pour Mr Jarry Raymond , un ancien de la société Quirin (Quiralu)
"M" pour Mr Malartre, un récupérateur de pièces détachées d'automobiles anciennes
"K" pour Mr Koch, un ancien de l'industrie textile de Haute-Saône
Georges ROBERT
Georges ROBERT Co-fondateur de la SIMEB
Mr ROBERT Georges est le co-fondateur de la S.I.M.E.B (societé injection metaux blanc) à Fougerolles.

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